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Symboles bourbonniens

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Le Beurdin

Le Beffroi est aujourd'hui classé monument historique et sert de refuge au « Beurdin ». C'est le simplet, l'idiot du village que tout le monde connaît et couvre de quolibets et de moqueries. Le mot est une déformation locale du Bredin bourbonnais.

Les constructeurs de l'automate sont deux Bourbonniens : Gaby Cimetière (antiquaire) pour le dessin et Georges Kirsch (sculpteur, musicien) pour la sculpture. Les deux créateurs ont voulu conserver cette image truculente et pittoresque des personnages qu'ils avaient connus au début du XXe siècle et ainsi symboliser au travers du Beurdin, ce qu'était la vie du quartier, il y a un siècle.

Au-delà, ils ont voulu faire la représentation du simple d'esprit haut en couleur de tous les temps et de tous les lieux et qui semble sortir tout droit d'un tableau de Bruegel. Voilà le Beurdin devenu un personnage éternel, qui de façon fort irrévérencieuse, tire une langue rougeoyante aux passants. Et toutes les heures, on se précipite pour voir le spectacle.


Église Saint-Nazaire

Vers 1030, le seigneur de Bourbon-Lancy fait don à l'abbaye de Cluny d'une chapelle transformée ensuite en prieuré. Autour de ce monastère, se développa un faubourg, qui s'affirma ensuite comme le troisième pôle de la ville avec le quartier thermal et le bourg castral.

De ce prieuré, démantelé pendant la Révolution Française, il ne reste que l'église qui sera convertie au XIXe siècle en musée grâce à Ferdinand Sarrien, maire de Bourbon-Lancy. De belles dimensions, l'église a été construite dans la seconde moitié du XIe siècle. Elle se compose d'une nef fidèle au Premier âge

Roman, d'un transept très saillant ouvrant sur deux absidioles et dont la croisée est surmontée d'un sobre clocher carré.

Bel exemple de sobriété et de lumière, l'église Saint-Nazaire est une des églises majeures sur les « Chemins du Roman », itinéraires de découverte du patrimoine roman du Charolais-Brionnais, classée Site Clunisien et Monument historique.

Dans l'écrin que constitue l'architecture millénaire de l'église Saint-Nazaire, ont été rassemblés les témoignages des différentes civilisations qui se sont succédées dans la région, depuis les premières haches de pierre des hommes préhistoriques, aux fragments de poteries gallo-romaines, sépultures, pèlerin sur la route de Saint-Jacques de Compostelle... jusqu'aux vestiges d'anciens monuments de Bourbon-Lancy (Thermes, Léproserie, Eglise Saint-Martin...)

Le musée est classé musée de France. Parmi les tableaux exposés, on remarque une toile de Merlette (peintre bourbonnien du XIXe siècle qui a connu une certaine notoriété), des études de Puvis de Chavannes (XIXe siècle) pour l'Hôtel de Ville de Paris et la très célèbre « Famille de Pêcheurs » ainsi que des œuvres de peintres tels que Rameau ou Le Bourg, et de sculpteurs comme Barrias ou Bouchard.

Une collection de vases de Sèvres et plusieurs œuvres du sculpteur Béguine sont également présentées.


Église du Sacré-Cœur

De style néo-ogival, elle fut construite en 1881 et consacrée par le Cardinal Penaud le 20 octobre 1896. Elle se trouve sur l'emplacement de la chapelle et du couvent des Ursulines, qui, pendant la Révolution, fut transformée en « salles de réunions populaires », puis fut démolie.

Il n'en reste que la croix du clocher qui fut placée sur la route de Chalmoux, ainsi que l'autel de pierre blanche donné à l'église des Ursulines par Louis et Pauline Pinot en 1857, qui se trouve dans l'église actuelle. Le devant de cet autel se présente comme un triptyque ouvert, dont les charnières sont les hautes colonnes à chapiteau corinthien. Au sommet de l'autel, court le rempart d'une ville avec ses tours et ses créneaux, représentation de la Jérusalem céleste, séjour du Christ et des saints. Le panneau central, Vierge couronnée à l'Enfant, rappelle la dévotion des Ursulines à Marie.

Les tableaux présents dans l'église sont des œuvres de Puvis de Chavannes et de Merlette.


Hôtel-de-Ville

Perpendiculaire à la tour d'Orient où vient se terminer le rempart, s'élève l'Hôtel-de-Ville, bâtisse du XVIIIe siècle, à l'architecture classique et aux proportions harmonieuses.

La nécessité d'un Hôtel-de-Ville à Bourbon-Lancy se faisait déjà sentir sous l'Ancien Régime. En 1769, les échevins, conseillers et syndics, soutenus par les habitants, « étaient tous d'avis de faire construire un bâtiment ». Il fut alors convenu que l'endroit le plus convenable était la partie supérieure de la « Place des Fossés », où pendait l'enseigne « les Trois Raisins », c'est-à-dire à l'emplacement actuel.

Le financement a été assuré par une taxe sur « les vins et les bois entrant dans la ville », et l'exécution des plans a été confiée à Emiland Gauthey, grand bâtisseur bourguignon, à qui, entre autres, on doit le canal du Centre. Les travaux, commencés en 1778, s'achevèrent par « l'assemblée générale », convoquée au son de la cloche du Beffroi, le 16 mars 1783.


Glacière du Fourneau

Le hameau du Fourneau (qui fait partie de la commune de Bourbon-Lancy) est situé à 5 km du centre-ville en direction de Moulins sur les berges de la Loire. Sur la place du village est exposée la Glacière avec les machines les plus significatives d'une installation qui, au début du XXe siècle, fournissait en pains de glace les hôtels, restaurants, bars, bouchers, charcutiers... des environs.

Le compresseur était entraîné soit par une turbine à eau, soit par un moteur Winterthur à gaz de houille. Sans utilisation depuis 1936, cette machine fut sortie de l'oubli 60 ans plus tard par une équipe de passionnés et exposée statiquement. Le moteur Winterthur et la charpente reproduite sont très représentatifs de la technique des années 1900.


Pont du Fourneau

Cette voie d'échange et de communication remonte à l'empire romain. Toutefois, les crues de la Loire et les guerres ont suspendu cette voie et jusqu'au Moyen-Âge, il n'y a eu aucun pont entre Decize et Digoin sur 70 km. Entre Bourgogne et Bourbonnais, la Loire était aux temps médiévaux, un moyen de défense convoité. Aussi de tout temps, a-t-il existé à cet emplacement un passage à gué et probablement des ouvrages qui n'ont pas résisté aux crues du fleuve.

XIXe siècle

Construction d'un pont suspendu à tablier en bois au port du Fourneau. Ce pont dit « du Fourneau » à Bourbon Lancy est ouvert au public le 22 décembre 1836 et permettra, malgré le coût du péage excessif, la rencontre des populations. Il est emporté par la crue de 1846. Un nouveau pont lui succède en 1849. Ce pont est alors composé de 2 travées suspendues par fil de fer, constituant une longueur entre les culées de 235 m pour 5 m de large.

1918

L'augmentation brutale des charges à la fin de la guerre de 14/18 avec l'apparition des camions automobiles ne permettait plus l'usage permanent de cet ouvrage. Suite à l'effondrement du pont sur 40 m, le Conseil Municipal demande la construction d'un pont en maçonnerie.

1931 - 1934

Construction du nouveau pont « du Fourneau » en béton armé conçu par Jacques Rerolle, ingénieur des Ponts et Chaussée et originaire du canton de Bourbon-Lancy. L'ouvrage est constitué de cinq arches pour une longueur totale de 250 m entre culées. La chaussée a une largeur de 6 m bordée de deux trottoirs d'un mètre équipés de garde-corps ajourés en béton. Déjà en mars 1931, le fonçage d'une pile a été interrompu par suite d'une forte crue.

Depuis, le pont a fait l'objet de trois opérations d'entretien.

1982 : réfection de l'étanchéité et du béton armé.

1998 : reprise de la chaussée, des joints de chaussée et du revêtement des trottoirs - coût des travaux 700000 F TTC.

2012 : nouvelle campagne de travaux initialement prévue pour une durée de 28 semaines. Après le démarrage des opérations, il apparaît que l'état réel de l'ouvrage nécessite des travaux plus importants compte tenu des dégradations non visibles à 100% dans les diagnostics préliminaires. Les Départements de l'Allier et de Saône-et-Loire ont mobilisé des moyens considérables pour un investissement final de 3,6 millions d'euros dans l'objectif de garantir la sécurité des liaisons entre les deux rives de la Loire et de les faciliter.

Près de 3000 véhicules légers et cars de transports empruntent quotidiennement le pont ainsi que plus de 200 poids lourds. Après 20 mois de travaux qui ont perturbé les déplacements quotidiens d'automobilistes et d'entreprises, les deux Départements sont heureux d'inaugurer un Pont du Fourneau qui a retrouvé une nouvelle jeunesse et sa pleine utilité, depuis le 28 octobre 2013.


Plan d'eau du Breuil

Véritable poumon vert de Bourbon-Lancy, le plan d'eau accueille tous les week-ends et en période estivale de nombreux amateurs d'espaces verts.

Aménagé en 1981 par la Municipalité, il offre une perspective de distractions et de détente qui attire de nombreux citadins limitrophes. 13 hectares qui permettent des activités nautiques et de pêche. Des circuits pédestres sont aménagés tout autour du plan d'eau. Les familles sont très nombreuses à venir occuper leurs enfants sur la base de jeux. Une piste de rollers complète l'offre.

Le plan d'eau a été pensé comme un lieu d'activités et de détente pour tous. Les voies vertes passent par le plan d'eau et offre au cycliste la possibilité de découvrir également les richesses de la ville en sillonnant les différents quartiers de la ville médiévale et thermale. Bourbon-Lancy possède plus de 10 kms de voies vertes.



Bibliographie :

- Bourbon Oublié de Renée Lacaze-Gaillard, Editons des Cahiers Bourbonnais, 1990

- Mémoire en images de Hubert Louis et Jean-Jacques Rateau, Editions Alan Sutton, 2009

- Site « Bourbon, d'hier à aujourd'hui »