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Royale !

Après les siècles d'occupation romaine, l'organisation féodale du Moyen-Age se met en place. C'est à cette époque que sont érigés le château fort, l'église Saint-Nazaire et le prieuré. Le premier Seigneur se nomme Anséïde et tient sa charge du comte de Chalon dont il était un homme d'arme en 988. En accolant son nom à Bourbon, on trouve là, sans doute, l'origine du nom de la Ville (Bourbon d'Anséïde). Puis, au gré des successions et des ventes, le duc Philippe de Bourgogne autorise le seigneur à lever 1 200 livres d'impôts exceptionnels en 1384 pour fortifier et établir les clôtures de Bourbon. En 1387 et 1388, le duc Philippe le Hardi donne plusieurs sommes importantes dans le même but. L'enceinte est totalement fermée avec la construction du Beffroi.

En 1521, à la suite de la trahison du Connétable Charles de Bourbon qui abandonne François 1er pour rejoindre

Charles Quint, Bourbon-Lancy revient à la Couronne qui l'administre pendant plus de deux siècles.

Dans cette ville close, la construction était dense, les rues étroites et la protection était assurée par des portes qui fermaient tous les accès. Aujourd'hui, même si le rempart a été intégré dans les constructions, son périmètre est resté inchangé et se découvre facilement.

Il ne reste que deux des trois portes d'accès : l'entrée par le beffroi dite « Porte de Ville » dont le système de relevage du pont levis est encore très visible ; et la porte dite de « l'Eperon » sur le côté sud est dont il ne reste qu'une arche de granit. La troisième, dite porte Saderon, a complètement disparue.

Deux grosses tours de défense marquent la limite de la cité sur le côté opposé au château. La « Tour du Midy » existe toujours à l'extrémité du chemin longeant le rempart, presque intacte, quoique souvent remaniée. La « Tour d'Orient » jouxte la Mairie. Au pied du beffroi, la rue du château donne accès au promontoire où dominait le château fort. Il n'en reste rien sinon des murs de soubassement et quelques traces des bases de tours. Sa démolition a commencé dès 1775. Elle ne fut achevée qu'en 1830. Il aura fallu plus de 50 ans pour raser cette imposante forteresse.


Beffroi

Cette ancienne porte principale de la ville close du Moyen-Âge a été inauguré le dimanche 4 avril 1389 par Philippe II dit « le Hardi », alors duc de Bourgogne, ayant à ses côtés son fils Jean qui deviendra plus tard le célèbre « Jean Sans Peur ». Il était doté à l'époque d'un pont-levis, dont on peut encore voir l'emplacement et le passage des chaînes. Derrière, descendait une herse, et le tout était clos par une lourde porte de bois. En haut de la tour montait un guetteur pour surveiller les environs. A partir du XVIe siècle, une horloge y fut installée, d'où son nom de « tour de l'horloge » encore employé par les habitants de la cité.


Maison de bois

Dès que l'on monte la rue de l'Horloge, la Maison de Bois s'impose immédiatement à la vue. La façade en encorbellement et les poutres finement sculptées qui s'entrecroisent, en font un exemple curieux de l'architecture de la Renaissance. Au-dessus de la porte d'entrée, des médaillons en faïence de Nevers représentent François 1er et deux de ses enfants. Il faut savoir que le roi a séjourné par trois fois à Bourbon-Lancy.

« La Maison de Bois » est aussi connue sous le nom de « Maison de Sévigné ». La célèbre marquise y aurait fait étape lors de ses nombreux voyages. Ses courriers évoquent souvent ses séjours à Bourbon, mais l'on sait qu'elle était une curiste assidue à Bourbon l'Archambault. Il reste qu'à Bourbon-Lancy, la tradition orale a laissé cette trace, mais aussi un pavillon Sévigné au cœur de la station thermale.


Jardin de la Collègiale

Ce très joli petit jardin à la française a été tracé à l'emplacement d'une ancienne collégiale fondée en 1495 par Guy de Salins, seigneur de la Nocle. Au fond du jardin se dresse une colonne de marbre rose, d'origine romaine. C'est le plus gros vestige de cette époque qui soit encore à Bourbon-Lancy.



Bibliographie :

- Bourbon Oublié de Renée Lacaze-Gaillard, Editons des Cahiers Bourbonnais, 1990

- Mémoire en images de Hubert Louis et Jean-Jacques Rateau, Editions Alan Sutton, 2009

- Site « Bourbon, d'hier à aujourd'hui »