La manufacture Puzenat
À la fin du XIXe siècle, un forgeron du nom d’Emile Puzenat est à la base d’une véritable épopée industrielle.
En 1872, alors que leur père, Michel, se retire, Émile et Léon prennent la forge en main.
Forgeron imaginatif, il crée une herse en Z qui obtient le premier prix au concours de Mâcon en 1874 et en 1878, Émile reçoit le 1er prix de l’Exposition Universelle de Paris pour sa herse. En 1882, il sort son 1er râteau à cheval, le Lion.
Se succèdent : râteaux à cheval, faneuses, extirpateurs, houes, charrues, rouleaux brise-mottes, des matériels de travail de la vigne
et de plantation en ligne.
La forge familiale est rapidement abandonnée et, dès 1910, l’usine du quartier de Saint-Denis permet l’industrialisation des productions, avec 250 ouvriers.
Le 4 juin 1919, Émile Puzenat meurt. Son fils Claudien reprend la succession. L’entreprise se développe considérablement en profitant de la reprise économique à la fin de la Grande Guerre.
Pour sécuriser l’approvisionnement de fonte, Puzenat crée en 1919 la fonderie de Sept Fons, à Dompierre-sur-Besbre. Et pendant plusieurs décennies, les deux entreprises vivent un destin commun.
Bourbon-Lancy devient la capitale du machinisme agricole. Les productions participent à la mécanisation des travaux agricoles et de nouveaux appareils sont fabriqués pour les semailles et la récolte.
L’entreprise prend le nom de Manufacture Centrale de Machines Agricoles C. Puzenat.
Puis, c’est l’heure des alliances. D’abord avec le groupe Simca. Puis avec le groupe Fiat-Someca pour la fabrication de tracteurs agricoles. L’évolution des techniques de culture vers les matériels tractés sort lentement mais avec certitude la manufacture de la production de matériels agricoles.
Après une décennie (1960-1970) consacrée à la fabrication d’un tracteur (SOM20), l’entreprise vit au sein d’une multinationale et doit s’adapter aux changements de fabrication. Dans le même temps, la fonderie de Sept-Fons suit un autre chemin qui se termine au sein du groupe Peugeot.
Aujourd’hui, l’usine de Bourbon-Lancy, dont les installations couvrent 10 hectares, est l’un des principaux sites de montage et de production du groupe IVECO-GROUP et un fleuron de l’industrie en Saône et Loire. La marque s’appelle dorénavant FPT (Fiat Powertrain Technologies) et emploie plus de 1200 personnes.
Le 11 janvier 2018, Élisabeth Borne, alors ministre des Transports, est venue visiter l’usine de Bourbon-Lancy, l’une des rares au monde à construire des moteurs au gaz pour les bus et les camions.
L’usine FPT de Bourbon-Lancy est connue et reconnue pour son savoir-faire, c’est pourquoi, en juillet 2021, elle a obtenu la médaille du programme World Class Manufacturing (WMC) et en mars 2025, le prix Alternative Engine Award pour son moteur XCURSOR 13 multicarburant.
Cela fait maintenant plus de 150 ans que l’usine de Bourbon-Lancy est en activité.