Actions en faveur des ressources en eau

1. Canalisations d’eau potable

L’approvisionnement en eau potable est une des missions essentielles de la Commune. Devant le nombre d’incidents il a été décidé, dès 2017, d’entreprendre une révision complète du parc de canalisations.

La plupart des conduites d’eau datant des années 60 et 70, de nombreuses fuites dues à des casses régulières étaient constatées. Leur remplacement était donc devenu impératif.

Depuis janvier 2018, la Ville a mis en place, avec le cabinet INGEPRO de Charolles, un programme de remplacement des canalisations d’adduction d’eau potable.

Ce projet a nécessité l’intervention de 4 entreprises locales : Société Charolaise de Travaux Publics pour le terrassement des canalisations principales, TMD pour le terrassement des raccordements et des branchements, Suez pour l’achat et la pose des fournitures et enfin Colas pour la reprise et la finition de la voirie.

Depuis le début des travaux en février 2018, déjà plus de 3.200 mètres linéaires de canalisations ont été remplacés pour un montant de 272.980 € TTC.

En parallèle, la Ville de Bourbon-Lancy a fait appel au bureau d’études Réalités Environnement pour établir un nouveau Schéma Directeur d’Assainissement (SDA) afin de prioriser et coordonner les interventions travaux à effectuer sur le réseau.

Ce partenariat multi-parties a pour but d’identifier les besoins de la Commune, de trouver des solutions validées par tous et de prévoir au mieux les investissements à venir.

Le repérage des réseaux d’assainissement de la Commune est en cours. Environ 40 km de réseaux ont déjà été investigués. Il reste environ 22 km à repérer. Les recherches se sont pour le moment concentrées sur le système d’assainissement de la Forge. De nombreux déversoirs d’orages ont été identifiés (35 à l’heure actuelle contre 22 sur le plan initial). Le manque d’accessibilité, notamment sur la place du Tourniquet, rend la compréhension difficile sur certains secteurs. Un point particulier a été réalisé sur un réseau reprenant une partie du Vieux Bourbon et directement raccordé au ruisseau du Borne. Des travaux de raccordement ont rapidement été effectués. Des égouts romains ont également été identifiés lors du repérage. Ils ne sont pas étanches et de nombreux dépôts et stagnations ont été observés. Des travaux de mise en conformité de ces secteurs seront proposés par le bureau d’étude dans les phases suivantes du schéma directeur d’assainissement.

2. Puits de captage

Confrontée à des difficultés d’approvisionnement et de pénurie en eau potable presque chaque été, la Ville de Bourbon-Lancy a décidé de créer trois nouveaux puits de captage à la Ganse des Vernes.
L’objectif : pérenniser la ressource en eau potable de la Commune.

En effet, alors que la ressource maximum disponible des puits existants pouvait être de 2 000 m3 par jour, en période de pointe, le besoin en eau potable de la Commune pouvait monter à 2 435 m3 par jour. Il était donc devenu nécessaire, afin d’assurer le bon approvisionnement de la Ville, de
renforcer les ouvrages existants par la création d’un nouveau champ captant avec trois forages supplémentaires, dont un de sécurisation.

Jeudi 14 juin 2018, à une centaine de mètres du lit de la Loire, sur près de 25 hectares jusqu’alors dédiés à l’élevage, les travaux ont débuté après plus de 4 années de concertation avec l’Agence Régionale de la Santé, la Direction Départementale des Territoires et le Conservatoire des Espaces naturels, et de négociations avec les agriculteurs et propriétaires des terrains. Les enjeux de la construction de ces trois nouveaux puits est essentiel pour pérenniser la ressource en eau, d’un point de vue quantitatif et qualitatif.

Représentant un investissement de 1.4 millions d’euros, subventions inclues, trois nouveaux forages, de 60 cm de diamètre pour 9 mètres de profondeur, peuvent fournir jusqu’à 60 m3 par heure. Ils sont suffisants pour alimenter l’ensemble de la Ville et mettre en sommeil, à terme, les cinq anciens puits du Petit Fleury construits en 1937 et 1963 et devenus vétustes. Chaque été, des travaux de curage auront lieu.

Actuellement, deux d’entre eux ne produisent quasiment rien, du fait aussi de l’éloignement de la Loire.

Fin du chantier en 2020

Pour respecter des impératifs environnementaux, le chantier a été réalisé en deux phases encadrées par la société Safege : de juin à juillet 2018, et de juin à septembre 2019. Une fois les forages réalisés par l’entreprise Sondalp, les locaux techniques sur chaque tête d’ouvrage ont été créés, ainsi que le raccordement hydraulique à la station de traitement et l’installation d’un périmètre de protection.
L’eau prélevée par ces nouveaux puits alimente la population bourbonnienne depuis 2020.

L’eau, en chiffre
  • 312 381 m3 : consommation d’eau potable facturée en 2017 aux 2 899 clients desservis par les 90 km de réseau de la Ville
  • 2 500 m3 : quantité maximale d’eau que la Ville est autorisée à capter chaque jour

3. Bassin de rétention au Borne

Le 22 juillet 2007, le Quartier thermal de Bourbon-Lancy est le théâtre d’une impressionnante crue. La place d’Aligre et la rue de Saint-Prix sont sous les eaux ! Dès lors, la Municipalité mandate le cabinet Girus pour étudier une solution au problème des inondations sur la Commune.

Commencent alors plusieurs années de recherches et d’études sur le terrain, et en septembre 2017, un projet soit présenté.

Le 1er janvier 2018, la Communauté de Communes Entre Arroux, Loire et Somme récupère la compétence liée à la prévention des inondations et par la même occasion le dossier concernant la création d’un 1er bassin de rétention à Saint-Marc. Le marché est lancé ! C’est la société Bouhet, basée à Digoin, qui est retenue pour réaliser les travaux. Le terrain a dû être remodelé, creusé, afin de créer une rétention d’eau et une digue dans le but de retenir les apports excédentaires venant de Saint-Marc et éviter ainsi une inondation. Un ouvrage de maçonnerie a également été réalisé afin de réguler l’eau une fois les précipitations terminées et maîtriser ainsi l’écoulement en direction du Borne. L’ouvrage de délestage, partie en enrochement, agit en complément pour permettre à l’eau de retourner dans le fossé.

Le bassin réalisé, de 2.400m3, est prévu pour faire face à des crues centennales. Il contribue à protéger la commune et en particulier le Quartier thermal contre les inondations. Il permet d’atténuer les crues du cours d’eau principal en limitant les apports latéraux de débits sur le ruisseau du Borne.

Le bassin a été créé dans le respect de son environnement. Des mares écologiques artificielles ont été formées pour favoriser le développement de la biodiversité. À terme, un éco-pâturage pourrait être mis en place sur le site.

4 semaines de confinement ont eu raison du calendrier initialement prévu mais le chantier a pu être terminé en juin 2020 pour un montant total de 221.273,05 € HT.

Actions en faveur du développement durable

1. Chaufferie bois

Le projet de création d’un réseau de chaleur a vu le jour fin 2019.

Qu’est-ce qu’un réseau de chaleur ?

C’est un système de distribution de chaleur produite de façon centralisée permettant de desservir plusieurs abonnés. Il comprend une unité de production (pour Bourbon-Lancy, il a été décidé de créer une chaufferie bois), un réseau de distribution primaire (le réseau de chaleur) qui transporte et distribue la chaleur, et des sous stations d’échange, implantées dans les chaufferies actuelles des abonnés, qui permettent le chauffage du circuit secondaire (circuit de radiateurs de chaque abonné).

Le réseau créé, sur une distance de près d’un kilomètre, alimente des bâtiments publics : Complexe Marc Gouthéraut, Médiathèque, Multi-accueil, Bâtiment A du Carrage, École Jacques Prévert. la future Gendarmerie et l’actuelle Gendarmerie, mais également des bâtiments privés tels que la Résidence du Chatelôt et des maisons.

Ce projet a un impact tant environnemental, sociétal que financier.

Concernant l’impact environnemental, celui-ci permet un gain de C02 de 80 % (soit 264 tonnes/an), l’équivalent de 132 voitures qui parcourent 15 000 km par an.

C’est considérable !

Il s’agit de l’objectif 2050 fixé par l’État (« facteur 4 » (-80%) et 3,5 plus élevé que l’objectif 2020 (-20% de CO2)).

D’un point de vue sociétal, en comparaison du gaz, les dépenses dédiées aux charges de fonctionnement (achat de combustible, maintenance et petit entretien) restent sur le territoire et ne partent pas à l’étranger comme ce serait le cas avec le gaz. Ainsi, ces charges de fonctionnement sont estimées à 64 800 €/an, soit environ 1,3 millions d’euros sur 20 ans qui resteront sur notre territoire.

Enfin, l’impact financier n’est pas des moindres, ce nouveau mode de chauffage, permet à la Commune de réaliser 11 % d’économies par an par rapport au coût du gaz.

Ce projet d’envergure n’aurait pu être mené à bien sans aides publiques. L’ADEME et l’Europe ont répondu favorablement aux sollicitations de la Municipalité, permettant d’obtenir un financement à hauteur de 77 % du projet.

À l’heure actuelle, où les aides publiques se font de plus en plus rares, c’est une réelle satisfaction.

Où se situe la chaufferie bois ?

La structure est construite à proximité du Complexe Marc Gouthéraut, sur l’esplanade du Carrage. Son positionnement est stratégique et permet d’alimenter les nombreux bâtiments publics et privés.

2. Objectif « Zéro Phyto »

La loi de Transition énergétique pour la Croissance verte a mis en place l’objectif Zéro Phyto dans l’ensemble des espaces publics depuis le 1er janvier 2017, interdisant l’usage des produits phytosanitaires par l’État, les Collectivités Locales et les établissements Publics pour l’entretien des espaces verts et des voiries.

Dès le printemps 2016, la Ville de Bourbon-Lancy s’est engagée dans un programme d’abandon de l’usage des pesticides sur des sites « test » par l’expérimentation du désherbage manuel et l’utilisation de méthodes alternatives comme l’éco-pâturage. Les enjeux sont importants car il s’agit de préserver notre santé et de favoriser la biodiversité. En somme, d’améliorer notre qualité de vie !

L’objectif est d’expérimenter et d’adopter de nouvelles pratiques.

Pour ce faire, le service Espaces verts et Environnement de la Ville est accompagné par la FREDON Bourgogne (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles). C’est un organisme à vocation sanitaire du végétal, dont la principale action est la réduction des produits phytosanitaires et l’amélioration des pratiques dans les espaces verts.

Une nouvelle vision de l’entretien de la Commune a été développée et différents outils ont été établis : un plan de désherbage communal constitue le volet environnemental de la gestion de l’herbe en Ville. Une équipe de 2 personnes est mobilisée pour 3 passages par an. Enfin, un plan de gestion différenciée a été mis en place : il s’intéresse à l’entretien des espaces verts et floraux.

Ces plans ont un objectif commun : à chaque espace son type d’entretien. Au lieu de traiter tous les espaces de la même manière, chacun bénéficie d’un traitement particulier, suivant ses caractéristiques, son usage, sa fréquentation. La gestion différenciée implique également de concevoir différemment l’aménagement des espaces et le fleurissement. Le but est le même, il s’agit de différencier les espaces au Centre-Ville avec un aspect esthétique important, et les espaces sur lesquels l’enjeu est plus écologique et naturel, où l’entretien est différent.

Ainsi, on privilégie le fauchage raisonné, l’utilisation de vivaces plutôt que des fleurs annuelles qui demandent plus d’entretien et d’arrosage. Le paillage des massifs permet également de limiter l’arrosage. Les nouveaux trottoirs sont désormais goudronnés afin de limiter la pousse d’herbes indésirables.

La Municipalité a également fait le choix de développer l’éco-pâturage.

De plus, dans notre Ville, l’objectif Zéro phyto a un écho tout particulier. En effet, le périmètre de protection de l’eau thermale impose d’agir pour protéger cette ressource. Ces méthodes douces et sélectives n’auront pas les conséquences radicales et destructrices des pesticides. C’est pourquoi, il nous faut changer de regard, développer une autre culture du végétal dans la Ville, et accepter la végétation spontanée.

Un engagement également citoyen : Intervenir manuellement là où, jusqu’à présent on intervenait chimiquement, implique qu’il faudra laisser pousser l’herbe dans certaines zones et d’en appeler à l’esprit citoyen des habitants pour désherber le trottoir ou les abords de leurs propriétés, comme c’est déjà le cas pour le déneigement. Si l’herbe revient, ce n’est pas par absence d’entretien. C’est la marque d’un entretien maîtrisé plus respectueux de la vie, de la nature et de la santé de chacun d’entre nous.

3. Opération « Cimetière vivant »

Depuis 2 ans, la Municipalité a entamé une phase expérimentale pour mettre en place différentes procédures « Zéro Phyto » au sein de son cimetière. Cet espace, où les attentes esthétiques sont fortes et qui est, la plupart du temps, difficile à entretenir sans avoir recours à l’usage des produits chimiques (espaces étroits entre les tombes), nécessite souvent de repenser son aménagement.

Le Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté, dans le cadre de sa politique de protection des ressources en eau et de préservation de la biodiversité, a lancé un appel à candidatures intitulé « Opération pour des Cimetières Vivants » qui permet d’accompagner techniquement et financièrement les collectivités territoriales dans leur démarche d’aménagement de leur(s) cimetière(s), notamment sur le plan de la végétalisation.

La Ville de Bourbon-Lancy a donc fait le choix d’adhérer à ce nouveau projet pour les enjeux importants qu’il représente.

Il s’agit avant tout de préserver la santé des Bourbonniens mais aussi celle des agents chargés de l’entretien des lieux, d’éviter la pollution de l’eau en surface et des nappes souterraines. De plus, les cimetières sont des zones refuges pour la biodiversité locale. Les pesticides ont un impact important sur la faune et la flore qui les occupent (insectes, abeilles, oiseaux…).

Cette démarche s’accompagne donc nécessairement d’une mutation vers des techniques d’entretien et un aménagement plus respectueux de l’environnement.

Quels changements ?

De nouvelles méthodes de travail et un nouvel agencement de l’espace vont désormais remplacer les pesticides.

Alors que le cimetière occupe 11.250 m², jusque-là, seulement 2.800 m² étaient végétalisés, soit 25% de sa surface totale. Grâce à l’enherbement des allées, la mise en place d’un couvre-sol des interstices, d’une pelouse fleurie sur le carré militaire, de jachères fleuries en pieds de mur et à l’implantation de nouveaux arbres et de plantes grimpantes le long des murs, la surface végétalisée devrait atteindre les 5.800 m² soit plus de 51% de la surface du cimetière.

L’aspect du cimetière sera donc modifié. Des herbes spontanées apparaîtront mais il ne s’agira pas là d’un manque d’entretien mais au contraire le signe d’un sol sain et tout autant respectueux des défunts. L’ensemble du projet, végétalisations basses et verticales, tests de nouveaux outils de désherbage, aménagements écologiques, mise en place d’un composteur collectif, est estimé à 7.400 € TTC. Une aide du Conseil Régional, jusqu’à 80% des sommes engagées au titre de la végétalisation, devrait être accordée.

Ces actions vont permettre au cimetière de Bourbon-Lancy d’être un lieu où l’on innove et de devenir un espace pédagogique de l’engagement « Zéro Phyto » de la Commune. À noter, qu’il faudra encore compter 2 à 3 ans pour que le projet « cimetière vivant » soit définitivement mis en place.

Énergie : solutions alternatives

1. Bilan énergétique

Depuis 2015, résultant d’une démarche volontaire de la Municipalité, la Ville de Bourbon-Lancy bénéficie d’un accompagnement sur la mesure, l’analyse et l’optimisation des consommations d’énergies pour ses bâtiments communaux et l’éclairage public, ainsi que sur la recherche de solutions renouvelables, grâce à un conseiller d’énergies partagé de l’Agence Technique Départementale de Saône-et-Loire.

Dans les collectivités françaises, comme à Bourbon-Lancy, la consommation d’énergies représente le second poste de dépense de fonctionnement (après la masse salariale), en constante augmentation, notamment due au mécanisme de taxation des énergies non renouvelables qui tend à s’amplifier.

Ainsi, chaque année, un bilan énergétique est réalisé sur 3 plans : le patrimoine bâti, l’éclairage public et une vision globale (hors carburants). L’objectif est clair : identifier les sources de consommation et de dépenses et définir un plan d’action pour l’avenir.

Depuis 2014, le processus d’augmentation des consommations énergétiques a été freiné dans les bâtiments communaux, et notamment en électricité. Il est noté une baisse de 3% de la consommation énergétique entre 2014 et 2016. Au niveau de l’éclairage public, une forte diminution des kWhEF consommés est constatée. Elle est la conséquence de la coupure de nuit depuis janvier 2015.

Au vu des résultats du premier bilan, bâtiment par bâtiment, un plan d’action de sensibilisation envers les utilisateurs des locaux a été mis en place. Agents, associations, écoles, particuliers… chacun peut agir avec des gestes simples et des actions au quotidien. 20 % d’économies supplémentaires peuvent être ainsi obtenus.

2. Éclairage public

Lundi 30 avril 2018, la Ville de Bourbon-Lancy signait avec le groupement d’entreprises Citéos, Conect et Dagouneau le Contrat de Performance énergétique pour la rénovation de la totalité de son éclairage public.

Conclu pour une durée de 12 ans et d’un montant global de 2,8 millions d’€, ce contrat permet à la Commune de poursuivre sa démarche de ville durable et son engagement pour maîtriser la facture énergétique.

Pour rappel, depuis janvier 2015, la Municipalité s’est engagée dans une réflexion globale de modernisation de son parc d’installations d’éclairage public jugé vétuste ou obsolète à 75% après étude. Dans certains secteurs, il n’est plus possible d’intervenir du fait des nouvelles normes.

Le diagnostic issu de la mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage confiée au Cabinet CFCI a permis de définir le cahier des charges pour la passation d’un marché global de performance début 2018. C’est désormais chose faite.

Le contrat signé allie un programme de reconstruction et d’embellissement qualitatif et rapide, avec un éclairage intelligent et innovant, respectueux de la biodiversité et amenant une baisse considérable de la nuisance lumineuse et de la facture énergétique.

Ce contrat « gagnant-gagnant » intègre un système de bonus-malus sur les économies énergétiques effectivement relevées, qui permet à tout type de collectivité d’initier une démarche d’investissement en vue d’économies immédiates et durables. Si les objectifs ne sont pas atteints, c’est à Citéos d’en assumer la responsabilité financière et inversement, à la Ville en cas de surperformance des économies réalisées.

Des objectifs précis

Conçu pour que les économies d’énergie compensent les investissements initiaux sur la durée du contrat, ce projet global porte sur les axes suivants :

  • 865 luminaires ont été rénovés, avec l’utilisation de technologies à haute performance (LED), associée à la maîtrise de la durée de fonctionnement, de la variation ou de l’extinction de l’éclairage et de la détection de présence en fonction des besoins. Cela permet d’atteindre les objectifs ambitieux de la Ville en termes de performance (70% d’économie d’énergie sont attendues), tout en améliorant la qualité de l’éclairage. Cet axe a représenté un investissement de 1 460 000 €.
  • La totalité des 55 armoires de commande de l’éclairage a été remplacée au mois de juillet 2018. 
  • Les bâtiments sportifs ont également été concernés : 48% d’économie d’énergie sont attendues sur les différents sites.
  • La rénovation de la signalisation lumineuse tricolore.
  • L’entretien et la maintenance des caméras de vidéo protection urbaine.
  • La mise en valeur pérenne du patrimoine par la lumière. Plusieurs sites tels que l’Église et le Beffroi bénéficient ainsi d’un embellissement qualitatif et peu énergivore.
  • La gestion des illuminations festives de fin d’année.
  • Des solutions de gestion performantes et engageantes sont mises en place pour une maîtrise totale des dépenses : les points lumineux stratégiques sont télésurveillés pour une maintenance rapide et ciblée, le contrôle de la performance énergétique répond à un protocole strict écrit par l’ADEME.

3. Panneaux photovoltaïques

Le projet Photovoltaïque prévu sur l’ancienne déchetterie sauvage de Bretôme continue d’avancer. Lancé fin 2018, le dossier devrait être soumis à la Direction Départementale des Territoires (DDT) d’ici quelques semaines pour instruction et décision préfectorale.

Les études lancées en début d’année 2019 se terminent et permettront de définir la localisation exacte des panneaux.

Les sensibilités écologiques ont d’ores-et-déjà été prises en compte. Les dernières interrogations sont relatives aux résultats des études de pollution du sol et hydraulique.

En effet, le site étant une ancienne déchetterie sauvage, la composition des déchets doit être étudiée afin de savoir si un terrassement est possible et/ou si d’autres secteurs devront être évités. Il en est de même pour la question hydraulique.

Des études sont actuellement menées vis-à-vis de l’écoulement des eaux afin de savoir si des aménagements sont à prévoir (noues le long des chemins créés, bassins…).

Ces deux dernières études permettront aux équipes d’EDF Renouvelables de définir les configurations exactes de la centrale qui devrait représenter environ 12 MégaWattcrètes, soit l’équivalent des besoins en consommation électrique domestique annuelle d’environ 12.000 habitants (hors chauffage).

EDF Renouvelables envisage toujours un dépôt de la demande d’autorisation en début d’année 2020. S’en suivra alors une période d’instruction d’environ 8 mois durant laquelle une enquête publique aura notamment lieu.

Contrat de station

Lundi 17 Juillet, Patrick Ayache, Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté en charge du Tourisme, et Emmanuel Boillot, Directeur Adjoint au Tourisme, sont venus en visite à Bourbon-Lancy pour découvrir notre station thermale. L’objectif de cette rencontre : présenter les atouts de la Ville et initier le développement d’une cohérence territoriale dans le secteur touristique.

Pour l’occasion, Didier Monssus, Président du Groupe thermal, accompagné d’Édith Gueugneau ont guidé leurs invités à travers les différentes installations dont Bourbon-Lancy bénéficie en matière de thermalisme, et plus spécifiquement en matière de tourisme lié au Bien-être.

Ces derniers ont pu constater, notamment grâce aux derniers investissements réalisés, qu’il existe une volonté forte de la part de la Commune d’accompagner les acteurs économiques.

La visite s’est terminée, salle Roger Luquet, par une présentation du territoire en présence des Maires de la Communauté de Communes particulièrement intéressés par le sujet du développement touristique.

Patrick Ayache affirme avoir découvert un très fort potentiel local et le développement d’un contrat de station à l’échelle du territoire communautaire est une solution que la Région souhaite apporter.

Son principe : identifier les différentes actions que les Communes et leurs partenaires souhaitent mettre en place sur une période donnée. Son élaboration se déroule de façon concertée avec le concours de l’ensemble des acteurs institutionnels et privés.

Ce contrat de station permettrait d’obtenir des financements globaux pour investir et développer les différentes structures touristiques, de renforcer les activités de commerce sur l’ensemble de la Communauté de Communes et de valoriser les spécificités de chacun.

Revitalisation du Centre-Ville

1. Création d’une boutique pour insuffler une dynamique

La Municipalité, sensible à la situation de désertification des commerçants, a décidé de lancer une politique de revitalisation du Centre-Ville.

Le premier volet de cette politique s’est traduit par la création d’une surface commerciale gérée par une association, à partir de deux petits magasins situés dans le bas de la rue du Commerce et appartenant à la Commune.

Elle a pu servir d’exemple pour des propriétaires qui disposeraient de locaux vacants et souhaiteraient valoriser leur patrimoine bâti, tout en redonnant vie à des activités économiquement viables.

Pour cela, un certain nombre d’anciens et actuels acteurs économiques du Centre-Ville ont décidé de se constituer l’ « association pour la revitalisation commerciale du Centre-Ville ».

Promouvoir l’artisanat « Made in France »

Les objectifs de « La Boutique » sont de proposer au public des objets manufacturés, des produits artisanaux et des œuvres artistiques pris en dépôt auprès d’artisans d’art locaux, qui ne sont pas proposés aujourd’hui dans le Centre-Ville.

Il ne s’agit donc pas de la création d’une concurrence nouvelle à des commerçants déjà établis. Les actions assurées sont la promotion de la production artisanale locale et régionale, la mise en valeur des productions des artistes et artisans d’art, la diffusion de ces productions en proposant aux artistes, artisans, manufacturiers et producteurs une solution de mise en dépôt et de communication, y compris des démonstrations sur leurs « savoir-faire ».

Sur ce projet, la Municipalité a apporté son soutien à cette association pour lui permettre de démarrer son activité et d’atteindre ses objectifs en attribuant, à l’unanimité des membres présents et représentés, une subvention d’un montant de 11 500 €.

« La Boutique » a ouvert ses portes à la mi-novembre 2017 et est gérée au quotidien par deux salariées et les membres bénévoles de l’association.

Un potentiel architectural en sommeil

L’ensemble immobilier appartenant à la Commune représentait deux surfaces commerciales en rez-de-chaussée précédemment rejointes pour ne former qu’un seul magasin de 90 m² de surface d’exposition, avec possibilité d’agrandissement. Les possibilités d’extension et de réserves sont existantes et suffisantes.

Le rez-de-chaussée avait subi des modifications ayant conduit à la destruction de tous ses cloisonnements.

Des étais soutenaient les poutres qui n’avait plus d’appuis intermédiaires. Les traces du potentiel architectural de cet immeuble semblaient avoir disparus au gré des occupations successives des lieux.

La façade de l’immeuble cachait, de prime abord, de réelles qualités architecturales.

La disposition des murs laissait deviner une ancienne cour à ciel ouvert dont les pans de bois oubliés du premier étage ne demandaient qu’à être admirés de nouveau.

Si l’immeuble paraissait avoir peu fière allure, c’est qu’on le regardait sous le mauvais angle.

Toute la beauté de l’édifice réside dans sa galerie et son pavillon en fond de cour, dont le premier étage présente un exemple remarquable d’architecture à pan de bois du XVIe siècle.

Les pans de bois mis à jour ont fait apparaître les manques et les dégradations.

Ainsi, les actions de restauration devaient venir compléter ces manques en remplaçant le moins possible des pièces existantes, et ce afin de conserver au maximum la valeur historique de ces joyaux arrivés jusqu’à nous.

Les percements existants n’étaient pas d’origine et il ne s’agissait pas de restituer une façade du XVIe siècle.

Une devanture en bois de style XIXe siècle a permis d’harmoniser la façade en cohérence avec l’unité d’une rue commerçante. Tout au long de ces travaux de réhabilitation, ce sont 10 entreprises locales qui sont intervenues, sous la maîtrise d’œuvre de La Fabrique d’Architecture.

Rubans du Patrimoine 2018

La Ville de Bourbon-Lancy a été récompensée par un prix départemental lors des Rubans du Patrimoine 2018, dans le cadre de la rénovation de l’ensemble immobilier occupé aujourd’hui par La Boutique.

2. « Ma Boutique à l’Essai »

Le 17 octobre 2017, le Conseil municipal a voté l’adhésion à la Fédération de « Ma boutique à l’essai » et a signé la charte d’engagement et d’accompagnement.

Ce rapprochement auprès d’une structure, qui a déjà fait ses preuves en France, va permettre à la Municipalité de conduire son projet tout en bénéficiant d’un retour d’expérience, de disposer de conseils et d’outils pour faciliter l’implantation de nouveaux commerces.

« Ma boutique à l’essai » est le deuxième volet de la politique de revitalisation du Centre-Ville menée par la Ville de Bourbon-Lancy, après l’ouverture de la Boutique d’artisanat local, afin de lutter contre la fermeture de commerce de proximité et afin de maintenir l’activité dans sa Ville.

La Municipalité cherche par ces différents moyens à attirer de nouveau la clientèle en Centre-Ville et à donner un signal fort au profit du commerce.

La démarche repose essentiellement sur deux points clés. Le premier consiste à sélectionner un local qui répond pour le mieux aux critères d’une « Boutique à l’essai » réussie parmi tous les locaux commerciaux vacants du Centre -Ville, déjà aux normes, dans un bon état général ou en tout cas ne nécessitant pas de travaux trop importants et avec une bonne exposition. Pour cela, une rencontre a été initiée en mars 2018 avec les propriétaires susceptibles d’être intéressés par la démarche. Par la suite, deux anciens commerçants se sont montrés intéressés par le dispositif et ont donc proposer leur bien à la location.

Le second volet consiste à lancer un appel à projet à destination de candidats séduits par l’ouverture d’un commerce qu’ils souhaiteraient tester dans des conditions quasi optimales. Tout au long du projet, une réflexion a donc été menée en amont pour définir le profil idéal du candidat et de son projet par rapport aux besoins en Centre-Vllle, afin de mener au mieux l’opération et en assurer autant que possible la réussite.

Quelques mois plus tard, un nouveau commerce a vu le jour en novembre 2018 : Chantal Mars accueille ses clients dans son salon de thé et atelier d’arts créatifs « Créativ‘Thé », situé rue du Commerce.

Afin de l’accompagner dans ce projet, la Commune apporte à la propriétaire un soutien technique et financier en participant au loyer à hauteur de 50 % de son montant hors taxes (dans la limite de 300 € d’aide municipale par mois), sous la condition que le propriétaire des locaux fasse le même accompagnement.

Ainsi, pendant 6 mois, la locataire a pu tester la viabilité de son projet et pérenniser son activité.

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