Un programme d'actions sur le long terme

L’établissement d’un schéma directeur de distribution de l’eau potable en 2019 puis d’un schéma directeur d’assainissement en 2021 ont permis de mettre en évidence un programme d’actions d’améliorations pour apporter des solutions durables et conformes aux réglementations en vigueur :

Un nouveau dispositif de redevances a été mis en place en 2025 dans le cadre de la réforme nationale du « plan d’eau », avec la création de redevances incitatives auxquelles sont assujetties et les communes et vise à promouvoir la performance des réseaux eaux et assainissement.

Un contrat pour préserver les milieux aquatiques de la Loire

Le Conservatoire d’Espaces Naturels (CEN) de l’Allier et le CEN de Bourgogne travaillent ensemble à la préfiguration d’un Contrat Territorial sur la Plaine Alluviale de la Loire allant d’Iguerande (71) au Bec d’Allier (58).

Espace Naturel du Petit Fleury ©DDT71
Pour qui, pourquoi ?

Avec ses grèves mouvantes, ses larges méandres et son paysage renouvelé à chaque saison, la Loire est souvent présentée comme le dernier grand fleuve sauvage de France.
Il s’agit aujourd’hui de préserver ou de restaurer la morphologie naturelle du fleuve et ceci afin de garantir une eau potable en quantité et qualité suffisantes, de limiter le risque d’inondation et de préserver sa biodiversité, vecteur d’attractivité touristique.

Puits de captage

Confrontée à des difficultés d'approvisionnement et de pénurie en eau potable presque chaque été, la Ville de Bourbon-Lancy a décidé de créer trois nouveaux puits de captage à la Ganse des Vernes.
L'objectif : pérenniser la ressource en eau potable de la Commune.

En effet, alors que la ressource maximum disponible des puits existants pouvait être de 2 000 m3 par jour, en période de pointe, le besoin en eau potable de la Commune pouvait monter à 2 435 m3 par jour. Il était donc devenu nécessaire, afin d'assurer le bon approvisionnement de la Ville, de renforcer les ouvrages existants par la création d'un nouveau champ captant avec trois forages supplémentaires, dont un de sécurisation.

En juin 2018, à une centaine de mètres du lit de la Loire, sur près de 25 ha jusqu'alors dédiés à l'élevage, les travaux ont débuté après plus de 4 années de concertation avec l'Agence Régionale de la Santé, la Direction Départementale des Territoires et le Conservatoire des Espaces naturels, et de négociations avec les agriculteurs et propriétaires des terrains. Les enjeux de la construction de ces trois nouveaux puits est essentiel pour pérenniser la ressource en eau, d'un point de vue quantitatif et qualitatif.

Représentant un investissement de 1.4 millions d'euros, subventions inclues, trois nouveaux forages, de 60 cm de diamètre pour 9 mètres de profondeur, peuvent fournir jusqu'à 60 m3 par heure. Ils sont suffisants pour alimenter l'ensemble de la Ville et mettre en sommeil, à terme, les cinq anciens puits du Petit Fleury construits en 1937 et 1963 et devenus vétustes. Chaque été, des travaux de curage auront lieu.

Actuellement, deux d'entre eux ne produisent quasiment rien, du fait aussi de l'éloignement de la Loire.

Pour respecter des impératifs environnementaux, le chantier a été réalisé en deux phases encadrées par la société Safege : de juin à juillet 2018, et de juin à septembre 2019. Une fois les forages réalisés par l'entreprise Sondalp, les locaux techniques sur chaque tête d'ouvrage ont été créés, ainsi que le raccordement hydraulique à la station de traitement et l'installation d'un périmètre de protection.

L'eau prélevée par ces nouveaux puits alimente la population bourbonnienne depuis 2020.

Bassin de rétention au Borne

En 2007, le Quartier thermal de Bourbon-Lancy est le théâtre d'une impressionnante crue. La place d'Aligre et la rue de Saint-Prix sont sous les eaux ! Dès lors, la Municipalité mandate le cabinet Girus pour étudier une solution au problème des inondations sur la Commune.

Commencent alors plusieurs années de recherches et d'études sur le terrain, et en septembre 2017, un projet soit présenté.

En janvier 2018, la Communauté de Communes Entre Arroux, Loire et Somme récupère la compétence liée à la prévention des inondations et par la même occasion le dossier concernant la création d'un 1er bassin de rétention à Saint-Marc. Le marché est lancé ! C'est la société Bouhet, basée à Digoin, qui est retenue pour réaliser les travaux. Le terrain a dû être remodelé, creusé, afin de créer une rétention d'eau et une digue dans le but de retenir les apports excédentaires venant de Saint-Marc et éviter ainsi une inondation. Un ouvrage de maçonnerie a également été réalisé afin de réguler l'eau une fois les précipitations terminées et maîtriser ainsi l'écoulement en direction du Borne. L'ouvrage de délestage, partie en enrochement, agit en complément pour permettre à l'eau de retourner dans le fossé.

Le bassin réalisé, de 2.400m3, est prévu pour faire face à des crues centennales. Il contribue à protéger la commune et en particulier le Quartier thermal contre les inondations. Il permet d'atténuer les crues du cours d'eau principal en limitant les apports latéraux de débits sur le ruisseau du Borne.

Le bassin a été créé dans le respect de son environnement. Des mares écologiques artificielles ont été formées pour favoriser le développement de la biodiversité. À terme, un éco-pâturage pourrait être mis en place sur le site.

4 semaines de confinement ont eu raison du calendrier initialement prévu mais le chantier a pu être terminé en juin 2020 pour un montant total de 221.273,05 € HT.

Le second bassin écrêteur de crues du Borne

Sujet à des crues soudaines et violentes causées par des événements orageux, le ruisseau du Borne a déjà bénéficié en 2020 d'un premier bassin écrêteur de 2 400 m³ sur le site de Saint-Marc.
Afin de protéger Bourbon-Lancy des risques d'une crue exceptionnelle, un second bassin de rétention a été aménagé en amont du pont de la rue de l’Égalité, sur une emprise foncière compatible avec le Plan Local d’Urbanisme.
Ce 2ème ouvrage peut stocker jusqu’à 34 500 m³ d’eau lors d’un épisode de crue centennale, tout en maintenant un débit maîtrisé de 1,9 m³/s grâce à un système de régulation autonome.
Il s’intègre discrètement dans le paysage, est invisible depuis la route et sans impact sur les captages thermaux ni le patrimoine bâti.

Le coût total de l’opération s’élève à 1 083 960 €HT, répartis comme suit :

Il est financé par :

Cette opération marque une étape importante dans la politique de prévention menée en faveur de la sécurité des habitants, du développement du territoire thermal et de la protection du cadre de vie.

La maîtrise d’œuvre a été assurée par le groupe ELCIMAI Environnement, en collaboration avec les services de la CCEALS.
Les travaux ont été réalisés par l'entreprise Bouhet TP, la partie géotechnique par la société SAGE ingénierie, la coordination et la sécurité du chantier ont été gérées par le groupe APAVE.
La fin des travaux a eu lieu en automne 2025